Revue Francaise d'Ornithologie Scientifique et pratique. Tome 6

Tác giả: Ménégaux, Auguste

Nhà xuất bản: Paris

Năm xuất bản: 1920

Số trang: 322

Ngôn ngữ: fr

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« La puissance créatrice, a dit Platon, toujours géométrise » et le grand naturaliste J. H. Fabre ajoute : « cette géométrie souveraine qui régit le monde, attentive à la cellule de la guêpe comme à la rampe de l’escargot ». Or la géométrie, qui est l’art de l’arpenteur, n’est pas ignorée de l’Oiseau. S’il n’a pas de niveau d’eau ni de tige graduée, il possède une truelle avec son bec, de puissants moyens de soutien avee ses pattes et sa queue, — quelquefois se servant de ses ailes comme le font les Grimpeurs, — et un étalon merveilleux qui est la longueur de son corps dont il sait admirablement se servir sans qu’il faille recourir pour cela à l’hypothèse d’un instinct supé rieur, consin-germain de l’intelligence. De plus, ils montrent qu’ils sont très modernes danszleurs constructions, qu’il font vite et bien, et il y a beau temps qu’ils connaissent les principes de Taylor. Malgré tout, il y a des nids qui surprennent par l’ingéniosité du construc-teur et l’on se demande par exemple comment fait l’hirondelle dans l’édi-fication aussi régulière de son quart de sphère. De quei mètre, de quel étalon se sert cet Oiseau ? Rien n’est plus simple que d’y répondre. La plupart des nids présentent en effet un rapport très exaet comme forme et dimension avec la dimension et la formeMe l’Oiseau. En se tournant et se retournant sans cesse, l’oiseau apprécie au cours de son travail s’il a bien ses aises et pour cela il doit être bien posé et ne pas sé fatiguer ; il doit être dans la position horizontale et son étalon sera par consé quent la distance qui sépare son bec de sa queue. ' 11 est ainsi en possession d’un diamètre qui est perpétuellement le même, de sorte que la rondeur de son nid est automatique et l’on comprend alors la régularité de sa sphère. C’est ce qui explique que cette charmante ouvrière, après avoir apporté sa becquée de terre du dehors, pénètre de temps en temps à l’intérieur pour se rendre compte si tout marche à souhait sans risque d’erreur. D’ailleurs, dès le début, elle ne se pose jamais sur la partie inférieure du soliveau, mais bien en sens inverse, tête en bas, pour marquer sur le bois une demi-circonférence exacte. Abstraction faite de la sphéricité du nid dont nous admirons la régularité, un autre détail de construction nous enchante encore plus.