Lorsque, dans les deux classes supérieures de l’embranchement des animaux vertébrés, on examine l’influence exercée sur les or-ganes extérieurs par les habitudes et les mœurs des espèces, on ne tarde point à s’apercevoir que cette influence ne s’exerce point d une manière uniforme. Les modifications organiques qui en ré-sultent sont quelquefois bornées aux organes des sens et à toutes les parties qui en sont dépendantes; d’autres fois, des parties plus élevées, sous le point de vue de leur importance physiologique, en sont influencées. Il en est ainsi pour les membres lorsque l’animal a des habitudes de coureur, de marcheur ou de grimpeur, de même lorsqu’il doit séjourner au milieu des eaux ou en fré-quenter les abords. Chez les espèces qui ne sortent au contraire de leur asile que lorsque le soleil n’éclaire plus les lieux qu elles habitent, les modifications sont bornées au pelage et aux organes des sens. Quelquefois même les deux modifications se combinent ensemble, soit que des habitudes multiples l’exigent, un mammi-fère pouvant, par exemple, être à la fois nocturne sans cesser pour cela d’être marcheur, sauteur ou coureur, soit que le même ensemble de mœurs permette cette association sur les mêmes in-dividus.