Les Commercements de L'indo-Chine Française

Tác giả: Septans, Albert

Nhà xuất bản: Paris

Năm xuất bản: 1987

Số trang: 217

Ngôn ngữ: fr

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En publiant cette étude, nous n’avons pour-suivi qu’un but : démontrer que la politique, qui nous a amenés en Indo-Chine, est une politique traditionnelle, nationale même. Les vues du gou vernement français sur l’Inde transgangétique da tent de la seconde moitié du XVIIe siècle, de la tentative d’établissement au Siam par Louis XIV. Sous les successeurs du grand roi, lesrapports ou mémoires des missionnaires, officiers ou agents de la Compagnie des Indes Orientales concluaient tous à l’établissement de loges ou comptoirs à la Cochinchine, comme on disait alors. Le traité du 17 novembre 1787 faillit placer l’Annam sous notre protectorat. Après la Révolution, la haine de l’Angleterre poussait quelques officiers à ré-clamer la création d’arsenaux dans les mers de Chine pour combattre notre ennemie héréditaire. Les gouvernements pacifiques de Louis XV11I et de Louis-Philippe reprirent en main la politique du comte de Montmorin. Il était réservé au gouver-nement de Napoléon lllde prendre définitivement pied en Indo-Chiné, non sans de nombreuses ter-giversations, surtout après la signature du traité du 5 juin 1862 : le marquis de Chasseloup-Lau-bat et l’amiral de la Grandière sauvèrent les pre-miers jours de l’Indo-Chine française. Pour rédiger cette partie de notre histoire co-loniale, nous avons eu recours aux Archives du ministère de la marine et des colonies, aux rela-tions ou mémoires du temps et aux travaux d’offi-ciers ou de fonctionnaires ayant participé à la conquête de la Cochinchine : MM. le capitaine de frégate Vial, directeur de l’intérieur sous l’amiral de la Grandière ; le capitaine de vaisseau Rieu-nier, aujourd'hui contre-amiral, qui, comme sim-ple lieutenant de vaisseau, fut, au lendemain du traité du 5 juin 1862, l’un des plus actifs défen­-seurs de notre nouvelle possession ; le lieutenant de vaisseau de Varannes, aide-de-camp de l’Em-pereur, qui avait reçu en 1867 la mission « extraor-dinaire de visiter la colonie, d’en examiner les ressources et la constitution » ; Léopold Pallu, l’historien de l’Expédition de Cochinchine ; de Carné, attaché aux affaires étrangères, le compa-gnon de Doudart de Lagrée et de Francis Garnier: les PP. Bouillevaux et Launay, etc. Nous ne pouvions parler de l’intervention fran-çaise au Tonkin : nous n’avons cherché dans cer-taines clauses du traité du lu mars 1874- que la sanction de l’occupation des provinces occiden-tales en 1867. La dernière tentative de Tuduc, près de l’amiral Cornulier de Lucinière, pour ren-trer en possession de la Basse- Cochinchine, nous a paru devoir clore Les Commencements de l’Indo-chine française.