Tác giả: Carvallo, Emmanuel
Nhà xuất bản: Paris
Năm xuất bản: 1912
Số trang: 176
Ngôn ngữ: fr
Les Livres sur le Calcul des Probabilités ne manquent pas. En voici un de plus. Pourquoi ? Parce qu’il répond à un besoin. Je dois d’abord le montrer; dans ce but, je citerai deux faits. En 1907, le Service de la Statistique générale de la France ayant à recruter des statisticiens, le chef du service, M. March, ouvrit un concours. Il me'fit l’honneur de m’appeler dans son jury pour y examiner les candidats sur les Mathématiques. Plutôt que la force pt l’habileté dans cette matière, il me fut expressément recommandé de rechercher l’intelligence et la culture générale. Tout.ce qu’on demandait en .Mathématiques, c’était d’en savoir assez pour comprendre les méthodes de la statistique qui sont fondées sur le Calcul des Probabilités. L’Ouvrage de Cournot, dans ses parties essentielles, devait servir de base à l’examen. Des polytechniciens se présentèrent, en concurrence avec d’autres candidats qui n’avaient pas fait d’études spéciales sur les Mathématiques. Le calcul statistique, proposé par M. March, ne fut convenable-ment fait que par les polytechniciens. Les autres candidats eurent des compositions mauvaises. Quoiqu’ayant eu tout loisir pour étudier l’Ouvrage de Cournot qui leur avait été désigné longtemps à l’avance comme le but final de leur effort technique, ils n’en-tendaient rien aux Probabilités. Il faut conclure de cette épreuve que, malgré ses admirables qualités d’exposition, le Livre de Cournot est encore incompré-hensible pour les personnes qui ne sont pas spécialement versée dans les Mathématiques! Et pourtant, M. March avait eu bien raison de le choisir pour les examens ; car, malgré sa date ancienne, ce Livre est encore aujourd'hui le meilleur aux points de vue du bon équilibre de la composition de l’Ouvrage, du choix des matières, de la clarté d’exposition, de la discussion des prin-cipes et des applications. Un nouveau Livre est donc souhaitable. Equivalent à celui de Cournot au point de vue technique, plus moderne cependant, il doit être accessible aux personnes qui ne connaissent des {Mathé-matiques que ce qui fait partie de la culture générale commune à tous les hommes instruits.