L’Institute of Pacific Relations fl demande a ses correspon dants anglais (Royal Institute for International Affairs, de Londres) et américain (American council Institute of Pacific Relations, de New-York) de préparer, en vue de la conférence du Pacifique qui doit se réunir sous ses auspices, des monogra phies définissant les positions respectives de PAngleterre et des Etats-Unis en Extrême-Orient pendant la période 1936-1398. Il s'est adressé au secrétaire du Comité d’Études des problèmes du Pacifique, Comité permanent du Centre d’Études de Politique Étrangère, afin que soit rédigé, parallèlement en quelque sorte, un ouvrage qui présente brièvement la politique de la France. Les pages qui suivent esquissent les traits de la France dans le Pacifique. Il faut nécessairement partir des bases territoriales — Fédé ration indochinoise qui compte plus de vingt-trois millions d'hommes ; concessions de Chine (nous avons encore toutes nos concessions, celle de Chang-hai accordée en 1849 ; celle de Han-k'eou accordée en 1886 et étendue en 1902 ; celles de Can ton et de T'ien-tsin qui datent de 1861) ; territoire de Kouang tcheou-wan ; îlots des mers de Chine ; Nouvelle-Calédonie, condominium des Hébrides, archipels océaniens — pour décrire la démarche politique de l'Empire français au cours de ces trois dernières années. Les bases territoriales mériteraient d'être étudiées avant tout commentaire ou toute considération d'ordre général ; l'on s'en est dispensé ici parce quelles ont été l'objet de très nombreux travaux et qu'elles sont connues de chacun. Par contre, il convenait de rappeler quelle est la diffusion de la langue française en Extrême-Orient ; quelles sont les écoles, les universités, les institutions qui la répandent, qui défendent et illustrent traditions et méthodesfrançaises. Une seconde partie de l'ouvrage est consacrée à une revue des échanges récents de la métropole et de ceux de l'Indochine avec la Chine, le Japon, le Siam, la Malaisie, l'Australie, la Nouvelle-Zélande. Cette seconde partie mentionne les investis sements de la France : ceux qu'elles a faits en Chine notamment sont énumérés d'une manière étendue parce qu'ils sont importants et parce que ce pays, qui fut longtemps l'enjeu proposé à l'activité des Puissances, est aujourd'hui le marché commercial et le réservoir de matières premières réclamés par le Japon.