Tác giả: Martin, Germain ; Aupetit, Albert
Nhà xuất bản: Paris
Năm xuất bản: 1936
Số trang: 628
Ngôn ngữ: fr
Janvier a été pour la France un mois de crise politique. Le cabinet Laval qui était au pouvoir depuis le milieu de l’année ig35 a dû se retirer. Sa retraite s’est faite dans des conditions anarchiques. La Chambre lui avait donné des majorités substantielles. Mais le Parlement n’est plus aujour d’hui le dispensateur du pouvoir. Le gouvernement qui, au Palais-Bourbon, triomphe de ses adversaires doit se retirer devant les sommations d’un pouvoir que n’a point prévu la Constitution. Ce pouvoir, c’est le comité exécutif du parti radical-socialiste, connu sous le nom de comité de la rue de Valois. Les gouvernants sont à la merci d’une assemblée qui siège sur la rive droite de la Seine et non de celle consti tutionnelle qui siège sur la rive gauche au Palais-Bourbon. Les ministres radicaux-socialistes du cabinet d’union natio nale ont obéi aux ordres de ce comité. On a eu la réédition de la manœuvre qui, à la suite du Congrès d’Angers et de celui de Nantes, avait déjà amené la retraite des cabinets ^Poincaré et Doumergue. Il est attristant de voir que des gens sans mandat tiennent à leur discrétion les gouvernements français, quand ilsontdanscegouvernementdesaffiliésà leur comité. C’est attristant pour le pays, c’est peut-être plus attristant encore pour ceux qui se soumettent aveuglément à ces ordres venus d’un pouvoir que les lois fondamentales de l’organisation politique française n’ont pas prévu.