Cours de biologie et chimie

Tác giả: Thomas, Pierre

Nhà xuất bản: Paris

Năm xuất bản: 0

Số trang: 405

Ngôn ngữ: fr

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Dans cette seconde partie de mon « Cours de Chimie biologique »,
je me suis proposé de donner une vue d’ensemble de la composition
des divers tissus et organes et de dégager le plus possible les résultats
positifs, dont un grand nombre ont été acquis dans les vingt der-nières années, qui nous font connaître peu à peu le fonctionnement
chimique des organismes.
Pour atteindre ce but, il fallait passer sous silence la plupart
des développements historiques ainsi que les idées et lesAhypothèses
qui doivent être actuellement considérées comme périmées. Cette
suppression nécessaire étant réalisée, les faits certains apparaissent
plus nettement, mais aussi les lacunes très considérables de nos
connaissances sur de nombreux objets. Lorsqu’il m’a fallu faire un
choix, dans un domaine déterminé, entre plusieurs hypothèses, j’ai
naturellement donné la préférence aux plus récentes lorsqu’elles
me paraissaient cadrer avec les courants d’idées actuels. J’ai cru
devoir laisser complètement de côté certaines questions dont le déve loppement, dans son état présent, est basé sur des expérienses ou
des hypothèses ne résistant pas à une critique impartiale et appro fondie.
Malgré la difficulté d’un tel projet, j’ai essayé de présenter paral lèlement, autant que les faits me le permettaient, la biochimie des
plantes à côté de celle des organismes animaux.
La comparaison la plus superficielle entre les animaux et les plantes
nous oblige à reconnaître l’existence de phénomènes communs,
la respiration, la nutrition, la reproduction, etc. Mais s’il est facile
de rapprocher à de nombreux points de vue les plantes les moins
compliquées en organisation de certains animaux, un tel rapproche ment devient difficile lorsqu’il s’agit des végétaux supérieurs. Toute
l’existence de ceux-ci est en effet dominée par le fait de leur fixation
au sol. La nutrition, qui doit avoir lieu sur place, l’élimination, qui
ne possède pas d’appareil spécial et ne peut se faire par l’intermé diaire des solutions aqueuses, utilisent tout un jeu de réactions chi- iniques, spéciales à la plante. D’autre part, la vie des végétaux vivaces
est astreinte, du fait de l’existence des saisons, à une périodicité
qui influe beaucoup sur leur métabolisme, et à laquelle on pourrait
tout au plus comparer — et encore —cêlle que montrent les animaux
hibernants. Ce sont là des notions que ne doivent pas être oubliées
si on essaie de faire des généralisations.
Je ne me dissimule pas les lacunes qui restent dans cet ensemble.
Le lecteur les trouvera facilement. J’ai préféré lui donner un aperçu
consciencieux de faits établis aussi bien que possible, en passant
sous silence les points douteux, plutôt que de créer un édifice arti ficiel et lui suggérer des idées fausses. Je pense qu’il y trouvera
mieux son profit.
Comme dans la première partie, chaque chapitre de ce volume est
suivi d’exercices pratiques. Je me suis attaché à donner un choix
de méthodes analytiques modernes et éprouvées ; certaines d’entre
elles sont encore assez peu connues en dehors des laboratoires de
recherche pure et méritent cependant d’être plus répandues.
Le public scientifique a fait à mon premier volume un accueil
bienveillant ; je souhaite que celui-ci soit reçu aussi favorablement.
Je remercie mon assistante, Mlle Dr R. Imasj de l’aide qu’elle
m’a apportée dans la rédaction de ce livre.et dans la correction des
épreuves.